LEROUGE Philippe OGF

OGF : Philippe Lerouge s’en va !

Après 20 ans aux commandes d’OGF-PFG, Philippe Lerouge quittera ses fonctions en novembre prochain, à l’âge de 60 ans. Il laisse derrière lui, au-delà d’une année mitigée, le bilan d’une gestion cohérente à travers de multiples changements d’actionnaires.

La fin d’une époque

C’est donc la fin d’une époque : selon une information des Echos, Philippe Lerouge quittera la barre d’OGF après 20 ans à la tête du leader du secteur funéraire en France. C’est en novembre prochain que son mandat prendra fin, à sa propre initiative, et le nom de son remplaçant devrait être connu bien avant.

La dernière année de Philippe Lerouge laissera un souvenir mitigé, avec un excédent de 122 millions au lieu des 140 prévus, et quelques avanies de communication, comme l’affaire de la morgue temporaire de Rungis. Autant de couacs qui sont plus le fait de la conjoncture que des choix stratégiques du Président d’OGF.

Il ne faut pas néanmoins oublier que le dirigeant est resté 20 ans à la tête de l’entreprise, a connu différents actionnaires et a su, à chaque fois, démontrer qu’il était l’homme de la situation. La date de son départ est d’ailleurs éloquente : ce n’est pas une démission éclair en catastrophe, mais un départ la tête haute.

Et on peut dire, objectivement, qu’OGF se sort bien de ces 20 ans de gouvernance Lerouge. A travers un paysage funéraire français qui a énormément muté, l’arrivée de concurrents aux dents longues et aux moyens énormes, l’homme a su éviter les écueil et assurer la stabilité du navire.

Il a notamment mené la stratégie de croissance externe d’acquisition de sociétés implantées localement, qui a permis à OGF de renforcer son maillage territorial.

Reste à savoir ce que fera Ontario Teachers, le fond d’investissement canadien qui est aux commandes après le retrait de Pamplona Capital. Choisir un homme du sérail pour assurer le changement dans la continuité ou faire appel à un patron de l’extérieur pour renouveler la gouvernance ? Le mystère sera levé dans les prochaines semaines.

En novembre prochain, ce sera donc un part importante de l’histoire du funéraire français contemporain qui s’en va. Et nul doute que ce changement risque de faire énormément bouger les lignes dans les temps à venir.

Guillaume Bailly

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